Les cercles de jeux en France ne sont pas légions. On n'en compte qu’une dizaine dans tout le pays. La faute à qui ? La faute à la loi française, qui n’a jamais été tendre avec jeux d’argent.
Il faut d’abord savoir que les lobbies défendant les casinos sont très puissants (exemple révélateur, Bernard Laporte était un magnat du jeu dans le sud de la France avant de devenir secrétaire d’Etat).
Les cercles n’ont donc jamais été autorisés à pratiquer autre chose que le poker et le bakara, réduisant considérablement leur clientèle.
Ouvrir un cercle est aussi un vrai parcours du combattant. En plus de l’autorisation du préfet et de la mairie, une enquête des renseignements généraux doit être effectuée afin de vérifier l’origine des fonds investis, le passé des employés et la moralité des candidats.
Autant dire que le moindre accroc et le projet meurt dans l’œuf. A cela s’ajoute depuis peu l’obligation pour les cercles de n’accueillir que les membres inscrits et ayant payé une cotisation. Adieu donc les joueurs occasionnels et autres touristes de passage.
Mais malgré toutes ces contraintes, des cercles font de la résistance, surtout à Paris. L’Aviation Club de France est surement le plus connu. Fondé en 1907 par un groupe… d’aviateurs, il est aujourd’hui le cercle le plus connu et le plus prisé de la capitale, accueillant même jusqu’à peu (et un changement de la loi française, encore un) l’étape européenne du WPT.
Le changement de la loi sur les paris et le jeu en ligne laisse aussi espérer une harmonisation européenne des lois régissant les cercles de jeux.
Mais la France s’est toujours montrée réticente aux jeux, et en particulier au poker, qu’elle considère toujours comme un jeu de hasard.
Espérons que le succès actuel du poker aidera à faire évoluer les mentalités sur la question de l’addiction et de la dépendance au jeu qui reste encore des sujets tabous.