Qui a dit que le poker n’était qu’un monde de requin sans cœur et sans histoire émouvante ? Le récit de Kent Senter prouve que le poker peut donner du courage face à l’insurmontable.
Kent Senter se bat contre une leucémie. Il espère se soigner de sa maladie, mais souhaite aussi finir dans les places payées de ce Main Event des World Series of Poker. Jouer à Vegas est un rêve « qui devient réalité ».
Kent Senter a 55 ans. Il habite Pittsburgh et troque ses lunettes de protection de sidérurgiste pour de clinquantes lunettes de soleil. Depuis le début de son cancer, Kent ne peut plus travailler.
Il erre seul chez lui et décide de s’occuper. Il y a un an, il se lance dans le poker en ligne. Il écume alors les tournois qualificatifs pour le Main Event, son rêve suprême.
Une fois, il arrive très prés des places salvatrices. Mais rien n’y fait. « C’était si déprimant » concède le quinquagénaire.
Un peu bousculé par ces échecs qui se succèdent, Kent Senter se confie avec sa femme sur le forum de Bluff’s Magazine. La rédaction est chamboulée par cette histoire.
Bluff contacte Kent Senter et le met en contact avec le site de poker en ligne PokerStars.
Le magazine explique le détail de l’histoire de Kent Senter au site de poker en ligne.
Résultat : Kent Senter part à Las Vegas, avec un ticket de 10.000 $ pour le Main Event, et tous ses frais de voyage, d’hôtel et de repas payés par Poker Stars. « Juste jouer dans ce tournoi, ça remuait déjà beaucoup de choses en moi » avoue Kent.
Avec sa femme Patty, ils partent à Las Vegas. Deux de ses enfants, Tyler, 16 ans et Kaylyn, 11 ans, accompagnent aussi leur père qui semble retrouver sa fierté.
Puis les choses sérieuses commencent. Presque sans encombre, Kent passe le premier jour. Avec ses 30.000 jetons de départ, il va jusqu’à obtenir 67.000 jetons mais perd un gros pot à cause d’une couleur qui ne voulait pas tomber en sa faveur. Puis il se fait éliminer.
Kent Senter a décidé de rentrer. En voiture. Même si PokerStars l’en a dissuadé en lui proposant un avion pour la Côte Est.
Il confie qu’il « n’avait jamais vu la côte Ouest » et qu’il « se devait de visiter le pays. ». Un voyage de retour comme un crépuscule à une aventure soulageant sa sixième chimiothérapie. Un retour paisible avec des étoiles plein les yeux.
Auteur : Enzo